Nouveau-Brunswick | New Brunswick

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Contexte politique

M.Graydon Nicholas, Lieutenant-Gouverneur de la province depuis 2009

Elections législatives de 2010; le parti progressiste-conservateur emmené par David Alward remporte 42 sièges sur 55, renvoyant les libéraux de Shawn Graham dans l’opposition.

La province possède 10 sièges au Sénat, et 10 sièges à la Chambre des Communes.

L’absence de ville dominante et le bilinguisme ont d’importantes conséquences sur la gestion de la province:

  • Le gouvernement se préoccupe de toutes les régions de la province
  • Le gouvernement est réputé pour ses politiques de consensus
  • Tous les chefs récents sont bilingues, plus jeunes que la moyenne nationale et élus avec une forte majorité, leur conférant une présence importante au niveau fédéral.

Les indicateurs économiques

Croissance du PIB réel de 0,1% en 2011, contre 2,00% en 2010 et 2,6% au niveau national, prévision de 0,5% par le gouvernement pour 2013. Malgré ce fléchissement, le redressement des exportations (+28% contre +12% au niveau national) et de la fabrication ont permis à la province de sortir de la récession on 2010.

Les exportations se concentrent essentiellement sur

  • les produits énergétiques (centrale nucléaire de Candu à Pointe Lepreau et trois centrales hydroélectriques à Mactaquac, Beechwood et Grand-Sault, gaz de schiste, etc.).
  • Les produits chimiques

Taux de chômage : 10,5% en mai 2013, soit une augmentation de 1,1% par rapport à mai 2012. Déjà en 2010, le Nouveau-Brunswick était l’une des deux seules provinces canadiennes avec l’Alberta à détruire des emplois (-0,9%).

Les piliers de l’économie néo-brunswickoise sont; la foresterie, l’activité minière,  l’industrie manufacturière, l’énergie, le tourisme, la pêche.

Une économie tournée autour de l’industrie forestière

La province est composée à 5% de terres de culture et à 83% de forêts. De plus, grâce à son vaste réseau de rivières, et le fleuve Saint-Jean dont l’activité hivernale dépasse celle du fleuve Saint-Laurent du fait du gel, cette industrie occupe une place prépondérante dans l’activité provinciale depuis le XIXème siècle.

La foresterie représente 5,1% du PIB de la province, suivi de l’industrie minière (or dans le centre sud de la province, charbon dans la région du Lac Grand, potasse etc.)

L’important port à conteneurs (le tonnage des cargaisons au port de Saint Jean a dépassé 30 millions de tonnes métriques pour la première fois en 2010), favorise le développement de cette industrie.

L’essor de l’industrie touristique

Représente 9% de la main-d’oeuvre de la province en 2010

Ce secteur représente un PIB provincial de plus de 738 millions de dollars CAD, soit 3,5% du PIB provincial en 2011.

Le nombre de visiteurs augmente chaque année et s’élevait à presque 3 millions en 2010.

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Quelques représentations graphiques

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Une main-d’œuvre bilingue, fidèle, disponible et qualifiée

Une éducation de qualité

  • Plus de 21% du budget provincial est consacré à l’éducation
  • La province dispose de 4 universités publiques (Mount Allison, Nouveau-Brunswick, St Thomas et Moncton qui est francophone), 3 universités privées (Crandall, Bethany Bible et St Stephen’s) et 3 universités en ligne (Fredericton, Lansbridge, Yorkville).
  • Première province à offrir des programmes de diplômes en multimédia et cybercommerce
  • Première province à promulguer une loi permettant aux universités en ligne de décerner des diplômes
  • Un taux de diplomation au niveau secondaire parmi l’un des meilleurs au Canada (82%)
  • 60% des travaileurs ont au moins une certaine formation post-secondaire.

33% de la population active est bilingue (anglais-français) et par conséquent capable de servir à l’échelle mondiale.

Comparaison avec la France

Des points communs avec la France:

  • Les petites entreprises représentent plus de 90% de l’ensemble des entreprises.
  • Le taux de roulement du personnel est exceptionnellement faible puique la durée moyenne d’occupation d’un emploi est supérieure à huit ans.

Des différences avec la France:

  • La durée minimale des vacances annuelles est de deux semaines pour les employés qui ont de 0 à 8 ans d’ancienneté, et de 3 semaines pour ceux qui ont 8 ans d’ancienneté et plus.
  • La semaine de travail est de 40 heures en moyenne

Statistiques sur la main-d’oeuvre du Nouveau-Brunswick en septembre 2012

  • Taux d’activité: 63,4%
  • Taux de chômage des 15-25 ans : 18,0%
  • Taux d’emploi: 56,4%
  • 52,3% de la population est active
  • 3,3% de la population est étudiante à l’université
  • 8 698 étudiants sont diplômés de l’université publique et privée par année

L’emploi par secteur en 2012

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Des coûts d’exploitation parmi les plus faibles du continent

  • Selon le rapport “choix concurrentiels 2012” de KPMG, les coûts d’exploitation sont inférieurs de presque 30% à la moyenne
  • Le magazine Site Selection classe la province deuxième au Canada au chapitre de la compétitivité des investissements.

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Les avantages du Nouveau-Brunswick

Coûts de la main-d’oeuvre 17% inférieurs à  ceux des Etats-Unis:

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Les coûts de location et d’installations sont 40% plus bas que ceux des pays du G7

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Un taux d’imposition réeel le plus faible du Canada et des Etats-Unis:

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Le taux général d’imposition du revenu des sociétés est inférieur au taux comparable de tout endroit aux États-Unis, sans compter qu’il est le plus bas du Canada atlantique et le 3e moins élevé du Canada.

Le crédit d’impôt pour la recherche et le développement est de 15% et pleinement remboursable.

Le programme fédéral de crédit d’impôt à l’investissement de 10% dans l’équipement et les structures qui ont rapport aux activités manufacturières, de transformation, d’exploitation minière, pétrolière, gazière, forestière et agricole, et de pêche, est applicable aux provinces de l’Altlantique, dont le Nouveau-Brunswick.

Les mesures de financement régional

La Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick offre des fonds et des programmes pour soutenir les investissements en innovation et en R-D.

Le programme de développement des entreprises de l’APECA peut fournir une contribution non garantie et sans intérêt à l’égard des frais admissibles d’un projet d’établissement, d’agrandissement ou de modernisation, ou encore d’un projet qui améliore la compétitivité d’une entreprise.

Les fonds d’innovation de l’Atlantique peuvent soutenir les projets de R-D en sciences naturelles et appliquées, en sciences sociales, en sciences humaines, en arts et en culture manifestement liés à la mise au point ou à la commercialisation de produits, de procédés ou de services axés sur la technologie.

Conseil national de recherche – Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC)Le PARI, le principal programme d’aide à l’innovation pour les petites et moyennes entreprises (PME) du Canada, peut fournir une aide technologique à tous les stades du processus d’innovation.

Les secteurs porteurs de croissance

  • Une infrastructure de télécommunications de pointe

Le Nouveau-Brunswick a toujours été à l’avant-garde en matière d’accès aux technologies de connexion les plus sophistiquées, telles que la connectivité par fibre optique, les données à haute vitesse, l’accès à large bande en milieu rural et les données satellites de quatrième génération.

  • Les technologies de l’information

Plus de 7 000 Néo-Brunswickois travaillent actuellement dans le secteur des TI.

Huit universités et collèges forment de nouveaux diplômés dans plus de 40 programmes en informatique et sont disposés à personnaliser ces derniers afin de répondre aux besoins en matière de formation.

Xerox, Thompson Reuters, Salesforce.com, IBM, CGI, Genesys et Xplorenet font partie des nombreuses entreprises qui ont déjà choisi le Nouveau-Brunswick

  • L’assurance:

Cette industrie compte 385 entreprises qui emploient environ 5 000 personnes

De 2004 à 2011, la croissance totale de l’emploi dans cette industrie a augmenté de 60 % dans la province – plus rapidement que dans tout le reste du Canada.

  • Les ressources minières:

De nombreux projets de développement minier

De nombreuses ressources exploitables (métaux de base, or, antimoine, tungstène, étain, molybdène, nickel, indium, cuivre, manganèse, potasse, minerais rares).

  • La construction:

Avec des coûts de construction parmi les plus bas en Amérique du Nord, la province est extrêmement compétitive sur les marchés mondiaux.

Le centre en technologie de construction atlantique (groupe de recherche industrielle de l’Université du NB) fournit de l’information aux entreprises de construction de tout le Canada atlantique.

Un potentiel de croissance plus élevé

  • La métallurgie
  • La construction de machines et la construction navale: JD Irving Ltd. va prochainement embaucher plus de 2 700 travailleurs pour la construction navale.
  • Les plastiques
  • Le textile
  • Le revêtement
  • La production alimentaire (pays d’origine de l’entreprise Mc Cain)
  • Les services axés sur le savoir (centres d’appels etc.).

les entreprises du savoir de la province du NB oeuvrent entre autres dans les domaines du design, des essais, de la consultation en gestion, de la santé, du génie environnemental, de la géomatique, de l’informatique, des technologies de formation avancée, de l’élaboration et de l’intégration des systèmes, du commerce électronique et de la conception des logiciels.

La culture d’entreprise

  • L’égalité de traitement entre hommes et les femmes, envers les personnes handicapées, etc doit être respectée.
  • L’accent est d’avantage placé sur l’expérience professionnelle et les capacités que les titres, la scolarité ou la position.
  • Il est accepté d’appeler les gens par leur prénom, de parler directement aux patrons ou à une personne d’âge différent, de poser des questions sur les directives de travail, de faire des suggestions sur les méthodes de travail, de demander de s’absenter pour des raisons personnelles, de quitter le travail à l’heure exacte etc.
  • L’honnêteté y est grandement estimée.
  • La ponctualité est de mise et une présentation se doit d’intégrer des informations factuelles.
  • Du fait de systèmes de transport public limités et des grandes distance, les automobiles sont un élément important de cette culture.

La présence française

  • Environ 1500 Français sont établis dans les provinces atlantiques dont 45 % en Nouvelle-Ecosse, 42 % au Nouveau-Brunswick, 8 % à Terre-Neuve-et-Labrador et 5 % à l’Ile-du-Prince-Edouard. La plupart disposent de la double-nationalité.
  • Les principales entreprises françaises installées dans ces provinces sont Michelin et Composite Atlantique (filiale de EADS) en Nouvelle-Ecosse ainsi que Air Liquide et Les ciments Lafarge au Nouveau-Brunswick.

En résumé…

Une vaste province faiblement peuplée mais dont le multilinguisme est un atout indéniable et la main-d’œuvre hautement qualifiée et disponible.

Une province très intégrée au dynamisme économique du Canada atlantique.

Une système éducatif qui se donne pour mission de répondre aux attentes des entreprises.

Une culture d’entreprise proche du modèle managérial français.

Des programmes d’accompagnement et de financement de l’installation d’entreprises étrangères très attractifs.

« La province aux mille panoramas » offre des opportunités de croissance importantes (forêts, barrages hydroélectriques, pétrole, gaz naturel conventionnel et non conventionnel, projet d’oléoduc reliant l’Alberta à la province etc.).

Une économie stable dont les signes de reprise sont manifestes face au ralentissement économique global. Toutefois, la croissance de son activité se trouve en dessous de la moyenne nationale.

Une présence des entreprises françaises à renforcer

Présentation rédigée par Marion Burette

Bibliographie

  1. Article de Ernest R.Forbes sur le NB dans l’Encyclopédie canadienne en ligne
  2. Site officiel du gouvernement du NB
  3. Statistique Canada
  4. “L’économie au NB en 2010”, Rapport du Ministère des Finance du NB
  5. Association des produits forestiers du NB
  6. Trans Canada (projet d’oléoduc Alberta-NB)
  7. Les produits pétroliers et gaziers du NB
  8. Bienvenue au NB
  9. Investir NB
  10. Consulat de France à Moncton
  11. « Indicateurs touristiques du NB en 2011 », Gouvernement du NB

Contact

Investir NB, corporation de la Couronne récemment créée afin d’attirer les investissements et de répondre aux besoins des clients. Elle met en place des programmes de soutien à l’investissement pour favoriser les IDE, gère le portefeuille d’investissement à travers l’action de ses agents d’investissement

Téléphone: 1 506 453 5471

Courriel: investnb@gnb.ca

Breaking News!

L’Observatoire d’InforImagemation Économique a officiellement vu le jour en septembre 2013 suite aux Premières Rencontres Franco canadiennes en Intelligence Compétitive d’octobre 2011 à Saint-Pierre & Miquelon et au second séminaire sur ce même thème à Dieppe (Nouveau Brunswick) en avril 2013.

L’objectif de cet Observatoire d’Information Économique est d’améliorer la collaboration entre le Canada Atlantique et Saint-Pierre et Miquelon en recueillant et diffusant une information économique visant à développer la connaissance des territoires et de leurs secteurs d’activité. Ces bulletins sont diffusés dans le bulletin Intell-Echo via la Chambre d’Agriculture, d’Industrie, des Métiers et de l’Artisanat de Saint-Pierre et Miquelon (CACIMA).

Deux groupes de recherche contribuent à la réalisation de ces bulletins : l’Observatoire français situé à la CACIMA et celui du Canada Atlantique situé au campus de Shippagan de l’université de Moncton (PROVIS).

Consultez le premier bulletin Intell-Echo.

Consultez le Blog de la CACIMA de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Article paru sur le Blog de la CACIMA de Saint-Pierre-et-Miquelon

Commerce : la France et le N.-B. s’apprivoisent tranquillement 

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PARIS, France – L’accord de libre-échange signé à la fin 2013 par le Canada et l’Union européenne suscite de l’enthousiasme auprès du gouvernement provincial et des entrepreneurs. À preuve, il y a quelques semaines, l’Acadie Nouvelle a assisté à deux conférences de presse dans le nord de la province où il était question de vanter les possibilités de cette nouvelle entente.

Si le Nouveau-Brunswick espère profiter de cette levée de la plupart des droits de douane d’ici 2015 et augmenter les échanges commerciaux entre les deux continents, quelle est la situation en France actuellement?

Corinne Anderson-Chaumette est l’une des rares consultantes en affaires en France à privilégier les relations économiques entre la France et le Canada atlantique.

Française d’origine née aux États-Unis, elle découvre le Canada lors de ses nombreux déplacements professionnels dans son pays natal. Elle profite de l’occasion pour rendre visite à sa meilleure amie, qui demeure au Canada. Avec le temps, elle commence à s’intéresser au Canada de près.

Aujourd’hui, elle accompagne les entreprises françaises prêtes à s’installer au Canada et celles du Canada qui veulent s’implanter en France.

Elle collabore régulièrement avec les chambres de commerce en France. Elle tient aussi un blogue sur Internet.

Selon elle, le Nouveau-Brunswick gagne à être découvert par les entrepreneurs français. La province doit toutefois faire davantage pour être connue dans l’Hexagone.

«Je pense que ça commence à évoluer. En novembre, j’ai participé à une rencontre à Paris où il était question de culture, d’éducation et d’immigration, mais il y avait aussi un volet économique. Je suis allée voir les gens économiques et je me rends compte que le Nouveau-Brunswick a la volonté de travailler avec les entreprises françaises», explique-t-elle lors d’un entretien depuis son bureau en banlieue parisienne.

«Du point de vue des affaires, il y a tout un travail à faire. Ce qui m’intéresse ce n’est pas seulement de travailler sur Paris, mais aussi d’aller en province pour leur parler des provinces atlantiques. Je ne me substitue pas à la Chambre de commerce, je dirais que c’est plutôt un appui personnalisé. Je peux parler de la façon de faire affaire au Canada, que ce soit en Atlantique ou ailleurs, et aussi de les sensibiliser au fait qu’il y a des secteurs d’activités clés d’intérêts pour les Français.»

Le potentiel de développement est énorme et plusieurs secteurs d’activités sont susceptibles d’intéresser les sociétés françaises, croit-elle. Parmi ceux-ci, l’industrie du sans fil, les technologies océaniques, civiles et militaires, l’agroalimentaire à haute valeur ajoutée, l’économie au service des personnes aînées ou encore, l’équipement hospitalier pour n’en citer que quelques-uns.

Malgré tout, le Nouveau-Brunswick fait quand même sentir sa présence en France, particulièrement dans les restaurants de haute gastronomie.

«L’Île-de-France est le premier acheteur de produits marins du Canada atlantique et le homard est en premier poste.»

D’après une publication du gouvernement fédéral, les États-Unis demeurent la première destination des exportations du Nouveau-Brunswick, soit 86,3 % des exportations totales.

La France commence tranquillement à devenir une destination prisée pour les produits néo-brunswickois. En 2012, la France, les Pays-Bas, les Bahamas et le Brésil figuraient parmi les cinq principales destinations des exportations du Nouveau-Brunswick. Ces quatre pays représentaient 5,5 % de la valeur des exportations de la province. En comparaison, ce chiffre s’élevait à 1,4 % en 2007.

Article rédigé par David Caron et publié dans Acadie Nouvelle, le quotidien francophone du Nouveau-Brunswick, le Dimanche 2 Mars 2014,

2 réflexions au sujet de « Nouveau-Brunswick | New Brunswick »

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